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Revalorisation de l’architecture ancestrale et s’éloigner de la technologie

Revalorisation de l’architecture ancestrale et s’éloigner de la technologie

on 13 Nov 2018 in Architecte | 0 comments

La tendance actuelle des architectes se tourne vers l’histoire de ville, village et enjeux urbains. Les constructeurs optent pour des techniques ancestrales favorisant le développement durable, contrairement au bâtiment high-tech, sans originalité.

Christian Charignon, architecte, âgé de 55 ans se souvient de la façon dont la ventilation se faisait en classe, dans sa jeunesse. Ils ouvraient la fenêtre entre deux cours. Et actuellement, l’aération naturelle est remplacée par des détecteurs de CO2, de COV, commandés à distance par des personnes incapables de faire fonctionner la maintenance.

Ce propos renvoie au début de l’écoquartier de la caserne à Grenoble, premier du genre en 2004, entièrement bourré de technologie que les habitants de l’immeuble ne savaient pas comment fonctionnait la maintenance de la ventilation mécanique contrôlée, ndlr (VMC). Celle-ci coûtait 30 000 euros par an.

Matériaux naturels : paille, terre crue, bois

Il est possible de procéder différemment. L’agence lyonnaise Tekhnê privilégie davantage la “maison passive”, plutôt que sa version atypique à coups de matériaux modernes. Le confort de l’humain est en mesure d’être réglé dans 90% des cas. Durant les années 80, un des Centre d’études techniques de l’équipement (CETE) a travaillé sur l’enveloppe du bâtiment, et a analysé le procédé thermique de bâtisses rurales, anciennes et a observé que l’épaisseur des murs en pierre était assez épaisse pour isoler le froid et le chaud. Ce type de cloison est surnommé “PassivHaus” (label allemand).

Tekhnê, l’agence lyonnaise d’architecture opte pour l’utilisation du bois, et vient d’achever la livraison à Lyon “gymnase bois-paille”. Paille, bois, terre crue, sont des matériaux utilisés depuis la nuit des temps. En mars, deux architectes et un ingénieur, Ph. Madec, D. Gauzin-Müller et A. Bornarel ont élaboré un manifeste apprécié par 4000 signatures, un succès collectif remarquable.

L’essentiel est de préserver la question climatique en proposant des alternatives privilégiant des matériaux renouvelables, la ventilation naturelle à l’ancienne. Rester fidèle aux anciens matériaux de construction et comprendre tous les enjeux du “low-tech” en lisant le livre écrit par Emeline Curien qui l’a consacré à l’architecte suisse Gion A. Caminada. Fils de paysan, ancien charpentier, a abouti à l’architecture. Il a pratiqué ses talents d’architecte pour faire de son village des Grisons le lieu d’une concrétisation. Il s’exprime en disant qu’il faut avoir le courage de l’inactuel, en d’autres termes le low-tech.

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