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Projet audacieux pour Nîmes : une architecture contemporaine pour son musée de la Romanité face aux Arènes

Projet audacieux pour Nîmes : une architecture contemporaine pour son musée de la Romanité face aux Arènes

on 18 Juil 2018 in Architecte | 0 comments

L’objectif de la ville est d’attirer un grand nombre de visiteurs, alors elle a fait appel à une célèbre architecte, Elisabeth de Portzamparc, et a mis en place une scénographie ludique se basant sur une technologie moderne.

Les experts de l’Unesco, inquiets de cette intrusion du modernisme, ont différé le classement de Nîmes au patrimoine mondial, sur recommandation des experts du Conseil international des monuments et des sites. L’architecture contemporaine du nouveau musée, face aux vestiges des célèbres Arènes romaines, évoquant une toge ou une mosaïque selon sa créatrice Elisabeth de Portzamparc, a été perçue comme anachronisme menaçant l’intégrité du patrimoine de Nîmes.

Ces experts dénoncent aussi les répercussions néfastes d’une explosion du tourisme qui pourrait engendrer des dégradations. Les experts de l’Unesco ont ainsi mal accepté le volontarisme des acteurs locaux même si la visite des monuments romains a augmenté de 50% à Nîmes, en dix ans.

Ce n’est pas la première fois que Nîmes investit dans le modernisme pour valoriser l’ancien. Il y a assez longtemps, un autre célèbre architecte, Norman Foster, avait construit le Carré d’art, une sorte de cube de verre face à un autre site historique, la Maison Carrée. Pourtant personne n’oserait critiquer cette initiative aujourd’hui. Il est assez normal que la municipalité qui a investi 60 millions d’euros dans un musée (dont 35,4 aux frais de la ville seule) en attende un développement économique avec pas moins de 160 000 visiteurs par an.

Un restaurant confié à un étoilé

Un sacré coup de pouce au tourisme avec la décision de Nîmes d’ériger, sur ce qui n’était précédemment qu’une fiche, un ensemble aux attraits touristiques : un jardin en espaliers, un toit-promenade, un escalier en verre et aluminium brossé à double révolution, un auditorium, et enfin un restaurant confié à Franck Putelat (« Le Parc » à Carcassonne).

Le musée (3500 m²) présente 5000 fresques, statues, objets, mosaïques, provenant d’une collection permanente, remontant au VIIème siècle avant Jésus-Christ jusqu’au Moyen-Age. La scénographie mise sur la réalité augmentée, des cartes interactives, des écrans immersifs et des reconstitutions, de la maison gauloise à la chambre à coucher romaine.

L’exposition temporaux lors de l’inauguration, consacrée aux fameux gladiateurs, a fait le tour du monde. C’est une exposition conçue par le Colisée de Rome, réunissant des prêts provenant de Pompéi et d’une dizaine de musées italiens.

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